Peut-on prendre Mounjaro pour maigrir sans être diabétique ?

Peut-on prendre Mounjaro pour maigrir sans être diabétique ?

Peut-on prendre Mounjaro pour maigrir sans être diabétique ?

Oui, il est possible de prendre Mounjaro pour perdre du poids sans être diabétique. Le tirzépatide, sa substance active, dispose de deux indications distinctes : le traitement du diabète de type 2 et le contrôle du poids chez certains adultes en situation d’obésité ou de surpoids.

Selon son autorisation européenne, Mounjaro peut être prescrit pour le contrôle du poids chez les adultes présentant :

  • un IMC égal ou supérieur à 30 kg/m², correspondant à une obésité ;
  • ou un IMC compris entre 27 et moins de 30 kg/m², associé à au moins un problème de santé lié au poids.

Le diabète n’est donc pas une condition obligatoire. Cependant, Mounjaro n’est pas destiné à perdre quelques kilos pour des raisons uniquement esthétiques. Son utilisation doit s’inscrire dans une prise en charge médicale associant alimentation adaptée et activité physique.

À retenir : Mounjaro peut être prescrit sans diabète, mais uniquement après une évaluation médicale et lorsque le poids présente un enjeu de santé réel.

Dans quels cas Mounjaro peut-il être prescrit sans diabète ?

L’autorisation de mise sur le marché européenne prévoit deux situations principales.

IMC initial Condition supplémentaire prévue par l’AMM
30 kg/m² ou plus Aucune comorbidité obligatoire dans le libellé de l’AMM
De 27 à moins de 30 kg/m² Au moins une comorbidité liée au poids
Moins de 27 kg/m² Mounjaro n’est pas indiqué pour le contrôle du poids

Les problèmes de santé liés au poids peuvent notamment comprendre :

  • une hypertension artérielle ;
  • une dyslipidémie, comme un excès de cholestérol ou de triglycérides ;
  • un syndrome d’apnées obstructives du sommeil ;
  • une maladie cardiovasculaire ;
  • un prédiabète ;
  • un diabète de type 2.

Ces critères correspondent à l’indication européenne de Mounjaro pour le contrôle du poids. Agence européenne des médicaments

L’éligibilité théorique selon l’AMM ne signifie toutefois pas qu’un médecin prescrira automatiquement le traitement. Il doit évaluer le rapport entre les bénéfices attendus et les risques individuels.

Quelles sont les recommandations spécifiques en France ?

Il faut distinguer les critères de l’autorisation européenne des recommandations françaises de prise en charge.

En France, Mounjaro est considéré comme un traitement de seconde intention de l’obésité. Il ne doit normalement être envisagé qu’après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite et doit rester associé à :

  • un régime alimentaire adapté et moins calorique ;
  • une augmentation de l’activité physique ;
  • un suivi régulier du poids, de la tolérance et de l’état de santé.

La Haute Autorité de Santé positionne actuellement Mounjaro principalement chez les adultes ayant un IMC initial égal ou supérieur à 35 kg/m², après un résultat insuffisant de la prise en charge nutritionnelle, défini notamment par une perte de poids inférieure à 5 % après six mois. HAS – Mounjaro dans l’obésité

L’AMM européenne est donc plus large que la place retenue actuellement par la HAS dans la stratégie thérapeutique française.

Faut-il avoir essayé de perdre du poids avant Mounjaro ?

Oui. En France, Mounjaro ne devrait généralement pas constituer la première mesure proposée pour perdre du poids.

Avant d’envisager un traitement, le médecin peut évaluer les actions déjà mises en place :

  • modification progressive de l’alimentation ;
  • réduction de l’apport calorique ;
  • activité physique adaptée ;
  • prise en charge des comportements alimentaires ;
  • accompagnement par un médecin, un diététicien ou un nutritionniste ;
  • traitement des facteurs pouvant favoriser la prise de poids.

L’objectif n’est pas de demander au patient de démontrer un manque de volonté. L’obésité est une maladie chronique et multifactorielle. Cette évaluation permet plutôt de déterminer si les mesures non médicamenteuses sont insuffisantes et si un traitement pharmacologique pourrait apporter un bénéfice supplémentaire.

L’ANSM rappelle que les médicaments comme Mounjaro doivent être utilisés en deuxième intention et non pour une perte de poids à visée esthétique. Recommandations de l’ANSM

Comment Mounjaro fait-il perdre du poids sans diabète ?

Mounjaro agit sur les récepteurs de deux hormones intestinales :

  • le GIP, ou polypeptide insulinotrope dépendant du glucose ;
  • le GLP-1, ou glucagon-like peptide-1.

Cette double action peut :

  • réduire l’appétit ;
  • augmenter la sensation de satiété ;
  • diminuer les envies alimentaires ;
  • ralentir la vidange de l’estomac ;
  • améliorer la régulation de la glycémie après les repas.

Ces effets peuvent aider une personne à réduire plus facilement ses apports alimentaires. Ils ne dépendent pas de la présence d’un diabète.

Mounjaro n’agit toutefois pas comme un produit qui ferait « fondre » directement la graisse. La perte de poids résulte principalement de la réduction de l’apport énergétique, soutenue par les effets du traitement sur l’appétit et la satiété.

Mounjaro fonctionne-t-il chez les personnes non diabétiques ?

Oui. Des études ont spécifiquement évalué le tirzépatide chez des adultes ayant une obésité ou un surpoids sans diabète de type 2.

Dans une étude de 72 semaines portant sur plus de 2 500 participants, les personnes traitées par tirzépatide ont perdu en moyenne au moins 15 % de leur poids, selon la dose administrée, contre environ 3 % sous placebo. Plus de 85 % des participants utilisant Mounjaro ont perdu au moins 5 % de leur poids. Résumé de l’évaluation européenne

Les résultats individuels peuvent cependant varier en fonction :

  • de la dose tolérée ;
  • du poids initial ;
  • de l’alimentation ;
  • de l’activité physique ;
  • de la durée du traitement ;
  • des autres problèmes de santé ;
  • de la réponse personnelle au tirzépatide.

Ces moyennes ne garantissent pas qu’une personne obtiendra une perte de poids identique.

Quel dosage est utilisé pour perdre du poids ?

Le traitement commence généralement par 2,5 mg une fois par semaine pendant quatre semaines.

Cette dose initiale permet surtout à l’organisme de s’habituer au traitement. Elle est ensuite habituellement augmentée à 5 mg une fois par semaine.

Si nécessaire et si le traitement est bien toléré, le médecin peut augmenter la dose par paliers de 2,5 mg :

  • 2,5 mg ;
  • 5 mg ;
  • 7,5 mg ;
  • 10 mg ;
  • 12,5 mg ;
  • 15 mg.

Chaque palier doit généralement être maintenu pendant au moins quatre semaines avant une nouvelle augmentation. Les doses d’entretien recommandées chez l’adulte sont 5 mg, 10 mg et 15 mg une fois par semaine.

Il n’est pas nécessaire d’atteindre la dose maximale pour obtenir une perte de poids. Le médecin recherche la dose offrant un équilibre satisfaisant entre efficacité et tolérance.

Ne modifiez jamais vous-même votre dosage et n’injectez pas une quantité supérieure pour accélérer les résultats.

Quel médecin peut prescrire Mounjaro sans diabète ?

En France, depuis le 23 juin 2025, la prescription initiale et le renouvellement de Mounjaro dans le cadre de l’obésité peuvent être réalisés par tout médecin, dans le respect de l’autorisation de mise sur le marché.

Cela peut notamment être :

  • un médecin généraliste ;
  • un endocrinologue ;
  • un diabétologue ;
  • un médecin nutritionniste ;
  • un spécialiste de l’obésité.

La consultation doit permettre de vérifier l’indication, les antécédents médicaux, les traitements en cours et les éventuels facteurs de risque.

Dans les situations complexes ou en présence d’une obésité sévère, un avis spécialisé reste particulièrement pertinent.

Que vérifie le médecin avant la prescription ?

L’évaluation médicale peut comprendre :

  • le poids, la taille et l’IMC ;
  • le tour de taille ;
  • l’évolution du poids ;
  • les tentatives précédentes de perte de poids ;
  • la pression artérielle ;
  • la glycémie et l’HbA1c ;
  • le cholestérol et les triglycérides ;
  • la fonction rénale et hépatique ;
  • les antécédents digestifs ou pancréatiques ;
  • les traitements utilisés ;
  • un éventuel projet de grossesse ;
  • les comportements alimentaires et la santé psychologique.

Le médecin peut également rechercher une cause pouvant contribuer à la prise de poids, comme un trouble hormonal, un médicament ou un trouble du sommeil.

Cette évaluation sert à confirmer que Mounjaro est approprié et à organiser un suivi individualisé.

Qui ne devrait pas prendre Mounjaro uniquement pour maigrir ?

Mounjaro n’est pas adapté à toutes les personnes souhaitant perdre du poids.

Il ne devrait pas être utilisé :

  • pour perdre quelques kilos sans surpoids ni obésité ;
  • sans prescription médicale ;
  • pendant la grossesse ;
  • en cas d’allergie au tirzépatide ou à l’un des composants ;
  • à une dose différente de celle prescrite ;
  • avec un autre traitement de la même classe sans avis médical.

Une prudence particulière peut être nécessaire en cas :

  • d’antécédent de pancréatite ;
  • de gastroparésie ou de maladie digestive sévère ;
  • de calculs ou de maladie de la vésicule biliaire ;
  • de traitement par insuline ou sulfamide hypoglycémiant ;
  • de maladie rénale ;
  • de vomissements ou de diarrhées importants ;
  • de rétinopathie diabétique chez les personnes concernées.

Le médecin doit également connaître tous les médicaments utilisés, car le ralentissement de la vidange gastrique peut modifier l’absorption de certains traitements pris par voie orale.

Quels sont les effets secondaires possibles ?

Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs :

  • nausées ;
  • diarrhée ;
  • constipation ;
  • vomissements ;
  • douleurs abdominales ;
  • ballonnements ;
  • indigestion ;
  • diminution importante de l’appétit.

Ils apparaissent souvent au début du traitement ou après une augmentation de dose et peuvent s’atténuer avec le temps.

Des effets plus rares mais potentiellement graves nécessitent une prise en charge médicale, notamment :

  • une douleur abdominale sévère et persistante pouvant évoquer une pancréatite ;
  • une déshydratation importante ;
  • une réaction allergique grave ;
  • des symptômes pouvant indiquer un problème de la vésicule biliaire ;
  • une hypoglycémie lorsque Mounjaro est associé à certains médicaments du diabète.

Une douleur abdominale intense, surtout si elle irradie vers le dos ou s’accompagne de vomissements persistants, nécessite un avis médical rapide.

Peut-on prendre Mounjaro si l’on a un prédiabète ?

Le prédiabète fait partie des problèmes de santé liés au poids mentionnés dans l’indication européenne.

Une personne ayant un IMC compris entre 27 et moins de 30 kg/m² et un prédiabète peut donc correspondre aux critères généraux de l’AMM. En France, le médecin doit également tenir compte des recommandations nationales, qui donnent actuellement une place prioritaire au traitement chez les personnes ayant un IMC initial d’au moins 35 kg/m² après échec d’une prise en charge nutritionnelle.

Le prédiabète ne signifie pas qu’un traitement par Mounjaro est automatiquement nécessaire. La décision dépend du risque global, de l’évolution du poids, de la glycémie et des autres facteurs de santé.

Peut-on obtenir Mounjaro sans ordonnance ?

Non. Mounjaro est un médicament soumis à prescription médicale. En France, il doit être délivré par une pharmacie sur présentation d’une ordonnance valide.

L’ANSM avertit que les produits présentés comme des analogues du GLP-1 et vendus illégalement sur Internet peuvent être falsifiés, mal dosés ou contenir une autre substance. Alerte de l’ANSM sur les produits contrefaits

N’achetez jamais Mounjaro :

  • sur les réseaux sociaux ;
  • auprès d’un particulier ;
  • sur une plateforme sans prescription ;
  • sous forme de poudre à reconstituer ;
  • dans un stylo sans emballage et sans traçabilité.

Mounjaro est-il remboursé pour perdre du poids sans diabète ?

L’autorisation de prescrire Mounjaro et son remboursement sont deux questions différentes.

La HAS a rendu un avis favorable au remboursement dans un périmètre restreint :

  • adulte avec un IMC initial égal ou supérieur à 35 kg/m² ;
  • échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite ;
  • perte de poids inférieure à 5 % après six mois ;
  • utilisation en complément d’un régime hypocalorique et d’une activité physique.

L’avis est défavorable au remboursement dans les autres situations couvertes par l’AMM.

Un avis favorable de la HAS ne signifie pas nécessairement que le remboursement est déjà effectif pour toutes les prescriptions. Les conditions de prise en charge peuvent évoluer après les décisions administratives et tarifaires. Le médecin ou le pharmacien peut vérifier la situation applicable au moment de la prescription.

Combien de temps faut-il utiliser Mounjaro ?

L’obésité étant une maladie chronique, Mounjaro n’est pas conçu comme une cure très courte destinée à perdre rapidement quelques kilos.

La durée dépend :

  • de la perte de poids obtenue ;
  • de la tolérance ;
  • des objectifs médicaux ;
  • de l’amélioration des problèmes de santé associés ;
  • de la capacité à maintenir les résultats ;
  • du rapport entre les bénéfices et les risques.

Le résumé des caractéristiques du produit indique qu’une réévaluation est nécessaire si le patient n’a pas perdu au moins 5 % de son poids initial six mois après avoir atteint la dose maximale tolérée.

L’arrêt du traitement peut être associé à une augmentation de l’appétit et à une reprise de poids. Il doit donc être préparé avec le professionnel de santé plutôt que décidé brutalement et sans accompagnement.

En résumé

Mounjaro peut être utilisé pour perdre du poids sans être diabétique, mais sous certaines conditions :

  • le diabète n’est pas obligatoire ;
  • l’AMM européenne couvre les adultes ayant un IMC d’au moins 30 kg/m² ;
  • elle couvre aussi un IMC de 27 à moins de 30 kg/m² en présence d’une comorbidité liée au poids ;
  • en France, la HAS positionne principalement le traitement chez les adultes ayant un IMC d’au moins 35 kg/m² après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle ;
  • Mounjaro doit être associé à une alimentation adaptée et à une activité physique ;
  • il est disponible uniquement sur ordonnance ;
  • il n’est pas destiné à une perte de poids purement esthétique ;
  • l’efficacité et la tolérance doivent être réévaluées régulièrement.

Seul un médecin peut déterminer si les bénéfices potentiels de Mounjaro sont supérieurs aux risques dans votre situation.


Questions fréquentes

Faut-il être diabétique pour obtenir Mounjaro ?

Non. Mounjaro est également autorisé pour le contrôle du poids chez certains adultes en situation d’obésité ou de surpoids associé à une comorbidité.

Peut-on prendre Mounjaro avec un IMC inférieur à 30 ?

L’AMM permet son utilisation à partir d’un IMC de 27 kg/m² lorsqu’au moins un problème de santé lié au poids est présent. Les recommandations françaises sont cependant plus restrictives et donnent actuellement une place au traitement principalement à partir d’un IMC de 35 kg/m².

Peut-on prendre Mounjaro pour perdre 5 ou 10 kilos ?

La quantité de poids souhaitée ne suffit pas à déterminer l’éligibilité. Le médecin se base principalement sur l’IMC, les problèmes de santé associés, les tentatives précédentes et le rapport bénéfice-risque.

Mounjaro est-il uniquement un médicament contre le diabète ?

Non. Il est autorisé en Europe pour le diabète de type 2 et, séparément, pour le contrôle du poids chez certains adultes.

Mounjaro peut-il provoquer une hypoglycémie chez une personne non diabétique ?

Le risque d’hypoglycémie sévère est généralement faible lorsque Mounjaro est utilisé seul. Il augmente surtout lorsqu’il est associé à de l’insuline ou à certains médicaments stimulant la production d’insuline.

Peut-on commencer directement Mounjaro à 5 mg ?

Le traitement commence normalement à 2,5 mg une fois par semaine pendant quatre semaines. Cette phase permet d’améliorer la tolérance digestive avant le passage habituel à 5 mg.

Peut-on prendre Mounjaro seulement pendant un mois ?

Un mois correspond généralement à la phase initiale à 2,5 mg. Cette durée est habituellement trop courte pour évaluer pleinement l’efficacité du traitement sur le poids.

Peut-on utiliser Mounjaro pour une perte de poids esthétique ?

Non. L’ANSM précise que les analogues du GLP-1 ne doivent pas être utilisés pour maigrir chez une personne sans surpoids, sans obésité et sans problème de santé lié au poids.

Avertissement médical

Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas une consultation médicale. Mounjaro est un médicament sur ordonnance qui ne convient pas à toutes les personnes souhaitant perdre du poids. N’utilisez pas de tirzépatide obtenu sans prescription ou en dehors du circuit pharmaceutique légal.

Date de mise à jour : août 2026

Peut-on changer le jour de l’injection de Mounjaro ?

Peut-on changer le jour de l’injection de Mounjaro ?

Peut-on changer le jour de l’injection de Mounjaro ?

Oui, il est possible de changer le jour de l’injection hebdomadaire de Mounjaro. Il faut toutefois respecter un intervalle d’au moins 3 jours complets, soit 72 heures, entre deux injections.

Après avoir choisi votre nouveau jour, continuez à injecter Mounjaro une fois par semaine ce même jour.

Par exemple, si votre injection habituelle est prévue le dimanche matin, vous pouvez la déplacer au mercredi matin ou à un jour ultérieur. Vous ne devez pas effectuer la nouvelle injection le lundi ou le mardi, car moins de 72 heures se seraient écoulées.

À retenir : laissez toujours au moins 72 heures entre deux injections. Ne prenez jamais deux doses de Mounjaro à moins de trois jours d’intervalle.

Comment changer le jour de l’injection de Mounjaro ?

Pour déplacer votre injection vers un nouveau jour :

  1. Notez la date et l’heure de votre dernière injection.
  2. Comptez au moins 72 heures complètes.
  3. Effectuez l’injection le nouveau jour choisi.
  4. Continuez ensuite Mounjaro une fois par semaine ce même jour.

Le jour peut être avancé ou retardé, tant que l’intervalle minimal est respecté.

Exemples de changement de jour

Dernière injection Nouveau jour envisagé Est-ce possible ?
Lundi à 8 h Mardi à 8 h Non, seulement 24 heures
Lundi à 8 h Mercredi à 8 h Non, seulement 48 heures
Lundi à 8 h Jeudi à 8 h Oui, exactement 72 heures
Lundi à 8 h Vendredi à 18 h Oui, plus de 72 heures
Dimanche à 20 h Mercredi à 8 h Non, seulement 60 heures
Dimanche à 20 h Mercredi à 20 h Oui, exactement 72 heures
Dimanche à 20 h Jeudi Oui, plus de 72 heures

Il est important de tenir compte de l’heure de la dernière injection lorsque le changement intervient exactement trois jours plus tard.

Peut-on avancer le jour de l’injection ?

Oui, vous pouvez avancer votre injection, à condition qu’au moins trois jours complets se soient écoulés depuis la dose précédente.

Par exemple, si vous utilisez habituellement Mounjaro le vendredi et souhaitez passer au lundi :

  • injection habituelle le vendredi ;
  • nouvelle injection possible à partir du lundi à la même heure ;
  • injections suivantes tous les lundis.

En revanche, passer du vendredi au samedi ou au dimanche immédiatement après une injection ne respecterait pas l’intervalle minimal de 72 heures.

Si le changement n’est pas urgent, une solution simple consiste à attendre le nouveau jour au cours de la semaine suivante. Cela crée un intervalle plus long, mais évite de rapprocher les deux doses.

Peut-on retarder le jour de l’injection ?

Oui, une injection peut également être retardée. La conduite à tenir dépend du nombre de jours écoulés depuis le jour initialement prévu.

Si vous avez simplement décidé de déplacer votre jour d’injection à l’avance, vous pouvez attendre le nouveau jour, puis conserver ce nouveau rythme hebdomadaire.

Si le retard correspond à un oubli :

  • lorsque le retard est de 4 jours ou moins, injectez la dose dès que possible ;
  • lorsque plus de 4 jours se sont écoulés, ne prenez pas la dose oubliée ;
  • reprenez le traitement lors du prochain jour normalement prévu.

Dans tous les cas, vérifiez qu’au moins 72 heures séparent deux doses.

Quelle différence entre la règle des 3 jours et celle des 4 jours ?

Ces deux règles concernent des situations différentes.

Règle Situation concernée
Au moins 3 jours ou 72 heures Intervalle minimal entre deux injections
4 jours ou moins Délai pendant lequel une dose oubliée peut encore être administrée
Plus de 4 jours La dose oubliée doit être sautée

La règle des trois jours empêche deux doses d’être administrées trop près l’une de l’autre. La règle des quatre jours indique jusqu’à quand une dose oubliée peut encore être récupérée.

Exemple

Votre injection était prévue le lundi, mais vous vous en souvenez le jeudi :

  • le retard est inférieur ou égal à quatre jours ;
  • vous pouvez généralement effectuer l’injection le jeudi ;
  • vous pouvez ensuite revenir au lundi suivant uniquement si au moins 72 heures séparent les deux injections.

Si vous effectuez l’injection jeudi soir, le lundi suivant doit également être suffisamment éloigné dans le temps. En cas de doute, choisissez un nouveau jour fixe ou demandez conseil à un pharmacien.

La notice officielle précise qu’une dose oubliée peut être administrée dans les quatre jours suivant le jour prévu, mais que deux doses doivent toujours être espacées d’au moins trois jours. Notice de Mounjaro KwikPen

Peut-on injecter Mounjaro à une heure différente ?

Oui. Mounjaro peut être administré à n’importe quelle heure de la journée, avec ou sans nourriture.

Il n’est donc pas nécessaire de conserver exactement la même heure chaque semaine. Vous pouvez, par exemple, effectuer une injection le lundi matin, puis la suivante le lundi soir.

Choisir une heure relativement stable peut néanmoins vous aider à ne pas oublier votre traitement. Vous pouvez programmer un rappel sur votre téléphone ou inscrire les dates sur un calendrier.

Lorsque vous changez également de jour, vérifiez l’intervalle total en heures si les deux injections sont proches de la limite des trois jours.

Peut-on changer le jour chaque semaine ?

Il est techniquement possible de modifier le jour à plusieurs reprises si l’intervalle de 72 heures est toujours respecté. Cependant, changer fréquemment de jour augmente le risque :

  • d’oublier une dose ;
  • de rapprocher accidentellement deux injections ;
  • d’utiliser une dose supplémentaire ;
  • de ne plus savoir quand la dose précédente a été administrée.

Il est préférable de choisir un jour compatible avec votre emploi du temps et de le conserver autant que possible.

Un calendrier, une alarme hebdomadaire ou une application de suivi des médicaments peut faciliter la régularité du traitement.

Quel est le meilleur jour pour l’injection de Mounjaro ?

Il n’existe pas de jour médicalement supérieur aux autres. Le meilleur jour est celui qui vous permet d’effectuer l’injection régulièrement et de surveiller les éventuels effets indésirables.

Certaines personnes préfèrent :

  • le vendredi soir ou le week-end, afin d’être disponibles en cas de nausées ;
  • un jour de semaine, pour pouvoir contacter facilement leur médecin ou leur pharmacien ;
  • un jour associé à une autre routine hebdomadaire facile à mémoriser.

Les effets indésirables digestifs peuvent varier d’une personne à l’autre. Il n’est pas garanti qu’ils apparaissent immédiatement après l’injection.

Peut-on changer le jour pendant une augmentation de dose ?

Le changement de jour et l’augmentation de dose sont deux décisions différentes.

Vous pouvez déplacer le jour de l’injection en respectant l’intervalle de 72 heures. En revanche, vous ne devez pas augmenter vous-même la quantité de tirzépatide injectée.

Le schéma habituel commence à 2,5 mg une fois par semaine pendant quatre semaines. La dose passe ensuite généralement à 5 mg. Les augmentations ultérieures se font par paliers de 2,5 mg et seulement après au moins quatre semaines à la dose en cours, selon la prescription médicale.

Si vous changez simultanément de jour et de dosage, notez clairement :

  • la date de la dernière injection ;
  • l’ancienne dose ;
  • la date de la première injection au nouveau dosage ;
  • le nouveau jour hebdomadaire.

Cela permet d’éviter les erreurs.

Que faire si deux doses ont été injectées à moins de trois jours d’intervalle ?

Contactez rapidement votre médecin, votre pharmacien ou un service médical. N’effectuez pas une autre injection avant d’avoir reçu des instructions adaptées.

Une quantité excessive de tirzépatide peut notamment provoquer ou aggraver :

  • des nausées ;
  • des vomissements ;
  • une diarrhée ;
  • des douleurs abdominales ;
  • une déshydratation ;
  • une hypoglycémie, surtout si Mounjaro est associé à de l’insuline ou à un sulfamide hypoglycémiant.

Surveillez particulièrement les signes d’hypoglycémie : sueurs, tremblements, faim intense, faiblesse, vertiges, confusion ou accélération du rythme cardiaque.

En présence de symptômes importants, persistants ou inquiétants, demandez une assistance médicale sans attendre.

Faut-il changer également le lieu de l’injection ?

Le changement de jour n’impose pas un site d’injection particulier. Mounjaro est injecté sous la peau :

  • de l’abdomen ;
  • de la cuisse ;
  • ou de l’arrière du haut du bras lorsque l’injection est réalisée par une autre personne.

Il est recommandé d’alterner le point d’injection chaque semaine. Vous pouvez utiliser la même région du corps, mais choisissez un emplacement légèrement différent.

Si vous utilisez également de l’insuline, les deux médicaments ne doivent pas être injectés exactement au même endroit.

Pourquoi Mounjaro est-il administré une fois par semaine ?

Le tirzépatide reste suffisamment longtemps dans l’organisme pour permettre une administration hebdomadaire. Une injection le même jour chaque semaine aide à maintenir une exposition régulière au médicament.

Le changement occasionnel de jour est possible grâce à la marge prévue dans les instructions officielles. Il reste toutefois essentiel d’éviter des doses trop rapprochées.

L’Agence européenne des médicaments indique que Mounjaro s’administre une fois par semaine et recommande, dans la mesure du possible, de conserver le même jour d’injection. Agence européenne des médicaments

En résumé

Vous pouvez changer le jour de votre injection de Mounjaro si nécessaire, en respectant les règles suivantes :

  • laissez au moins trois jours complets, soit 72 heures, entre deux doses ;
  • après le changement, poursuivez les injections une fois par semaine le nouveau jour ;
  • une dose oubliée depuis quatre jours ou moins peut généralement être administrée dès que possible ;
  • si le retard dépasse quatre jours, sautez la dose oubliée ;
  • ne prenez jamais une double dose ;
  • Mounjaro peut être injecté à toute heure, avec ou sans repas ;
  • ne modifiez pas votre dosage sans l’accord du prescripteur ;
  • contactez un professionnel de santé si deux doses ont été administrées trop près l’une de l’autre.

Questions fréquentes

Peut-on décaler Mounjaro d’un jour ?

Vous pouvez retarder l’injection d’un jour. Pour l’avancer d’un jour, vérifiez qu’au moins 72 heures se sont écoulées depuis la dose précédente. Après l’injection, vous pouvez conserver le nouveau jour comme jour habituel.

Peut-on décaler Mounjaro de deux jours ?

Oui, si l’intervalle entre les deux injections reste d’au moins trois jours. En cas de dose oubliée, celle-ci peut être administrée dans les quatre jours suivant la date initialement prévue.

Peut-on faire Mounjaro un jour plus tôt ?

Oui, à condition que la dernière injection remonte à au moins 72 heures. Dans un rythme hebdomadaire normal, avancer la dose d’un jour laisse six jours entre les injections et respecte donc cette règle.

Peut-on faire Mounjaro deux jours plus tôt ?

Oui. Si la précédente injection a été effectuée une semaine auparavant, avancer la suivante de deux jours laisse cinq jours d’intervalle, ce qui est supérieur au minimum de 72 heures.

Peut-on prendre Mounjaro deux fois dans la même semaine ?

Cela peut arriver lors d’un changement de jour, mais uniquement si au moins 72 heures complètes séparent les deux injections. Ne prenez jamais une dose supplémentaire pour accélérer la perte de poids ou compenser une injection incertaine.

Que faire si j’ai oublié mon injection de Mounjaro ?

Si quatre jours ou moins se sont écoulés depuis le jour prévu, injectez la dose dès que possible. Si le retard dépasse quatre jours, sautez la dose et attendez le prochain jour programmé. Ne doublez jamais la dose.

Puis-je passer d’une injection le dimanche au mercredi ?

Oui, si l’injection du mercredi est effectuée au moins 72 heures après celle du dimanche. Par exemple, après une injection dimanche à 20 h, attendez au minimum mercredi à 20 h.

Puis-je revenir ensuite à mon ancien jour ?

Oui, à condition de respecter à nouveau un intervalle minimal de 72 heures. Vérifiez soigneusement les dates et les heures avant de revenir à l’ancien calendrier.

Avertissement médical

Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas les instructions de votre médecin, de votre pharmacien ou de la notice de votre médicament. En cas d’erreur de dosage, de double injection ou de symptômes importants, demandez rapidement un avis médical.

Date de mise à jour : août 2026

Combien de temps Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur ?

Combien de temps Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur ?

Combien de temps Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur ?

Après sa première utilisation, un stylo Mounjaro KwikPen peut être conservé hors du réfrigérateur pendant 30 jours au maximum, à condition que la température ne dépasse jamais 30 °C.

Avant sa première utilisation, le stylo doit normalement être conservé au réfrigérateur, entre 2 °C et 8 °C, dans son emballage d’origine et à l’abri de la lumière. Il ne doit jamais être congelé.

Une fois le stylo commencé, il doit être jeté :

  • après l’administration des quatre doses hebdomadaires ;
  • ou 30 jours après sa première utilisation ;
  • selon la situation qui survient en premier.

À retenir : un stylo Mounjaro commencé peut rester à température ambiante jusqu’à 30 jours, mais uniquement si la température reste inférieure ou égale à 30 °C.

Tableau récapitulatif de la conservation de Mounjaro

Situation Conditions de conservation
Stylo neuf, avant la première utilisation Au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C
Stylo après la première injection Jusqu’à 30 jours à une température ne dépassant pas 30 °C
Stylo exposé à plus de 30 °C Demander conseil à un pharmacien avant de l’utiliser
Stylo congelé Ne pas utiliser et jeter le stylo
Stylo commencé depuis plus de 30 jours Jeter le stylo
Après les quatre doses prévues Jeter le stylo, même s’il reste du liquide
Solution trouble, colorée ou contenant des particules Ne pas utiliser

Ces conditions concernent le Mounjaro KwikPen multidose, commercialisé notamment en Europe. Les présentations disponibles et leurs instructions peuvent différer selon les pays. Il faut donc toujours vérifier la notice fournie avec votre propre médicament.

Comment conserver un stylo Mounjaro neuf ?

Avant la première utilisation, Mounjaro doit être conservé dans un réfrigérateur à une température comprise entre 2 °C et 8 °C.

Pour assurer une bonne conservation :

  • laissez le stylo dans son emballage d’origine ;
  • protégez-le de la lumière ;
  • ne le placez pas contre la paroi froide du réfrigérateur ;
  • ne le rangez pas dans le compartiment congélateur ;
  • évitez les zones où la température varie fortement.

La porte du réfrigérateur est généralement plus exposée aux changements de température. Il est préférable de ranger Mounjaro sur une étagère centrale, dans sa boîte, sans contact direct avec l’élément réfrigérant.

Un stylo neuf correctement conservé au réfrigérateur peut être utilisé jusqu’à la date de péremption inscrite sur son étiquette.

Comment conserver Mounjaro après la première injection ?

Après la première utilisation, le KwikPen peut être conservé à température ambiante, à condition de respecter les règles suivantes :

  • température maximale de 30 °C ;
  • protection contre la lumière et la chaleur ;
  • capuchon replacé après chaque utilisation ;
  • aucune aiguille laissée sur le stylo ;
  • conservation hors de la vue et de la portée des enfants.

Le stylo doit être jeté 30 jours après sa première utilisation. Inscrire la date de la première injection sur la boîte ou dans un calendrier permet d’éviter de dépasser ce délai.

Le guide d’utilisation précise également qu’un stylo entamé doit être éliminé après les quatre doses hebdomadaires prévues. Il ne faut pas essayer d’extraire ou d’injecter le liquide restant dans la cartouche. Guide d’utilisation de Mounjaro KwikPen

Le délai de 30 jours commence-t-il dès la sortie du réfrigérateur ?

Pour le KwikPen multidose européen, le délai officiel de 30 jours concerne la période après la première utilisation.

Un stylo neuf doit normalement rester au réfrigérateur jusqu’à ce qu’il soit utilisé. S’il a été laissé accidentellement hors du réfrigérateur avant la première injection, ne supposez pas automatiquement qu’il peut être conservé pendant 30 jours.

Notez plutôt :

  • la durée exacte passée hors du réfrigérateur ;
  • la température approximative ;
  • la présence éventuelle d’une source de chaleur ;
  • l’état visuel du médicament.

Demandez ensuite confirmation à un pharmacien ou au fournisseur du médicament. Celui-ci pourra déterminer si le stylo peut encore être utilisé à partir des conditions réelles d’exposition.

Peut-on remettre Mounjaro au réfrigérateur après l’avoir sorti ?

Un stylo commencé peut généralement continuer à être conservé au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C ou être gardé à température ambiante, tant que celle-ci ne dépasse pas 30 °C.

Cependant, remettre le stylo au réfrigérateur ne remet pas le compteur à zéro. Le stylo doit toujours être jeté :

  • 30 jours après sa première utilisation ;
  • ou après l’administration des quatre doses.

Il est préférable d’éviter les changements de température répétés et de conserver le stylo dans des conditions aussi stables que possible.

Si le stylo est remis au réfrigérateur, veillez à ce qu’il ne touche ni la paroi froide ni le compartiment de congélation.

Que faire si Mounjaro est resté dehors toute la nuit ?

Si le stylo est déjà utilisé et qu’il est resté toute la nuit dans une pièce dont la température n’a pas dépassé 30 °C, cette durée entre dans la période maximale de 30 jours autorisée.

Vous pouvez généralement continuer à l’utiliser si :

  • il n’a pas été exposé au soleil ;
  • il n’a pas été placé près d’une source de chaleur ;
  • il n’a pas gelé ;
  • la solution conserve un aspect normal ;
  • la période de 30 jours après la première utilisation n’est pas dépassée.

En revanche, demandez conseil à un pharmacien si vous ignorez la température de la pièce ou si le stylo est resté dans un environnement chaud.

Que faire si Mounjaro a été exposé à plus de 30 °C ?

La notice ne garantit pas la stabilité du médicament au-delà de 30 °C. Une exposition importante à la chaleur peut altérer la substance active, même si le stylo et la solution semblent normaux.

Cela peut notamment arriver si le stylo est laissé :

  • dans une voiture stationnée ;
  • dans un sac exposé au soleil ;
  • près d’un four ou d’un radiateur ;
  • dans une chambre très chaude ;
  • dans un bagage placé en plein soleil ;
  • dans une glacière dont les blocs réfrigérants ont complètement chauffé.

Dans cette situation, ne vous fiez pas uniquement à l’apparence du liquide. Notez la durée et la température estimée, puis contactez un pharmacien ou le fournisseur avant l’injection.

Si la température a nettement dépassé 30 °C ou si les conditions sont inconnues, le remplacement du stylo peut être recommandé.

Peut-on utiliser un stylo Mounjaro qui a été congelé ?

Non. Un stylo Mounjaro ayant été congelé ne doit pas être utilisé, même si la solution a ensuite décongelé et semble normale.

La congélation peut altérer le médicament et compromettre son efficacité. Il faut donc éliminer le stylo conformément aux instructions du pharmacien.

Pour éviter ce problème :

  • ne placez jamais Mounjaro dans le congélateur ;
  • évitez le contact direct avec un bloc réfrigérant ;
  • enveloppez le stylo lorsque vous utilisez une pochette isotherme ;
  • ne le placez pas contre la paroi arrière du réfrigérateur.

Comment savoir si Mounjaro est encore utilisable ?

Avant chaque injection, inspectez le stylo et la solution. Mounjaro doit être limpide et incolore à légèrement jaune.

N’utilisez pas le stylo si :

  • le liquide est trouble ;
  • sa couleur a nettement changé ;
  • des particules sont visibles ;
  • le stylo paraît endommagé ;
  • le médicament a gelé ;
  • la date de péremption est dépassée ;
  • plus de 30 jours se sont écoulés depuis la première utilisation ;
  • vous ne pouvez pas déterminer s’il a été exposé à une température excessive.

Une apparence normale ne garantit toutefois pas qu’un médicament exposé à une chaleur excessive soit encore utilisable. En cas de doute sur sa conservation, demandez conseil avant l’injection.

Comment transporter Mounjaro en voyage ?

Pour un trajet court, utilisez une pochette isotherme adaptée aux médicaments thermosensibles.

Quelques précautions sont importantes :

  1. Conservez le stylo dans son emballage d’origine.
  2. Protégez-le de la lumière.
  3. Évitez tout contact direct avec les blocs réfrigérants.
  4. Ne laissez pas le médicament dans une voiture.
  5. Gardez-le dans votre bagage à main lorsque vous voyagez en avion.
  6. Emportez votre ordonnance ou un justificatif médical.
  7. Vérifiez la température de conservation à destination.

Dans les régions chaudes, une température ambiante supérieure à 30 °C peut être atteinte rapidement. Une pochette isotherme avec contrôle de la température est alors préférable, mais elle ne doit pas congeler le médicament.

Pendant un voyage en avion, Mounjaro ne devrait pas être placé dans un bagage en soute : la température peut y être difficile à contrôler et le bagage peut être retardé ou perdu.

Faut-il transporter Mounjaro avec des glaçons ?

Il ne faut jamais placer le stylo directement contre de la glace ou un bloc réfrigérant congelé. Ce contact pourrait provoquer la congélation du produit.

Utilisez plutôt :

  • une pochette isotherme conçue pour les médicaments ;
  • une séparation entre le stylo et le bloc réfrigérant ;
  • éventuellement un thermomètre permettant de contrôler la température.

L’objectif est de maintenir une température stable, sans exposer le stylo à une chaleur supérieure à 30 °C ni à une température de congélation.

Pourquoi faut-il respecter ces températures ?

Le tirzépatide est une molécule sensible aux conditions de conservation. Une température trop élevée ou la congélation peuvent altérer sa stabilité.

Le principal problème est qu’une dégradation du médicament n’est pas toujours visible. Une solution peut sembler normale alors que son efficacité a été compromise.

Respecter les conditions indiquées dans la notice permet donc de garantir autant que possible :

  • la stabilité du médicament ;
  • la précision de la dose ;
  • son efficacité ;
  • la sécurité de son utilisation.

Les informations européennes approuvées indiquent que Mounjaro doit être conservé entre 2 °C et 8 °C avant utilisation et qu’après la première utilisation, le KwikPen peut rester hors du réfrigérateur pendant 30 jours au maximum à une température ne dépassant pas 30 °C. Informations réglementaires de Mounjaro

En résumé

Pour conserver correctement Mounjaro KwikPen :

  • gardez les stylos neufs au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C ;
  • ne congelez jamais le médicament ;
  • après la première injection, le stylo peut rester hors du réfrigérateur jusqu’à 30 jours ;
  • la température ne doit jamais dépasser 30 °C ;
  • protégez le stylo de la lumière et de la chaleur ;
  • retirez l’aiguille après chaque injection ;
  • jetez le stylo après quatre doses ou 30 jours après sa première utilisation ;
  • n’utilisez jamais le liquide restant pour essayer de constituer une dose supplémentaire ;
  • demandez conseil à un pharmacien après une exposition à une température inconnue ou excessive.

Questions fréquentes

Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur pendant 24 heures ?

Oui, un stylo déjà commencé peut rester 24 heures hors du réfrigérateur si la température ne dépasse pas 30 °C. Ces 24 heures font partie de la période maximale de 30 jours après la première utilisation.

Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur pendant une semaine ?

Oui, après la première injection, le KwikPen peut être conservé pendant une semaine à température ambiante si celle-ci reste inférieure ou égale à 30 °C. Le stylo doit néanmoins être jeté au plus tard 30 jours après sa première utilisation.

Mounjaro peut-il rester hors du réfrigérateur pendant un mois ?

Un stylo commencé peut rester hors du réfrigérateur pendant 30 jours au maximum, à une température ne dépassant pas 30 °C. Il doit ensuite être jeté, même s’il contient encore du liquide.

Que faire si un stylo neuf est resté hors du réfrigérateur ?

Notez la durée et la température d’exposition, puis demandez conseil à un pharmacien ou au fournisseur. La règle des 30 jours concerne officiellement le KwikPen après sa première utilisation.

Puis-je remettre Mounjaro au réfrigérateur ?

Un stylo commencé peut être conservé au réfrigérateur, mais cela ne prolonge pas sa durée d’utilisation. Il doit toujours être éliminé après quatre doses ou 30 jours après la première injection.

Puis-je injecter Mounjaro froid ?

Mounjaro peut être injecté après avoir été conservé au réfrigérateur. Certaines personnes préfèrent le laisser revenir brièvement à température ambiante pour réduire l’inconfort, mais il ne faut pas essayer de le réchauffer avec de l’eau chaude, un radiateur ou un micro-ondes.

Comment conserver Mounjaro lorsqu’il fait plus de 30 °C ?

Utilisez une pochette isotherme adaptée aux médicaments et évitez tout contact direct avec un bloc congelé. Contrôlez si possible la température et ne laissez jamais le stylo dans une voiture ou au soleil.

Que faire si Mounjaro est resté dans une voiture ?

La température d’une voiture peut dépasser rapidement 30 °C. N’utilisez pas le stylo avant d’avoir demandé conseil à un pharmacien, en précisant la durée et les conditions approximatives d’exposition.

Avertissement médical

Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas les instructions de la notice ni les conseils d’un médecin ou d’un pharmacien. Les règles peuvent différer selon la présentation de Mounjaro et le pays de délivrance. En cas d’exposition à la chaleur, de congélation ou de doute sur les conditions de transport, n’utilisez pas le médicament avant d’avoir obtenu un avis professionnel.

Date de mise à jour : août 2026

Mounjaro est-il compatible avec la pilule contraceptive ?

Mounjaro est-il compatible avec la pilule contraceptive ?

Mounjaro et pilule contraceptive : quelles précautions prendre ?

Oui, Mounjaro et la pilule contraceptive peuvent être utilisés en même temps, mais une protection supplémentaire peut être nécessaire. Le tirzépatide, la substance active de Mounjaro, ralentit la vidange de l’estomac. Il peut ainsi modifier l’absorption des contraceptifs pris par voie orale et potentiellement réduire leur efficacité.

Par mesure de précaution, les femmes utilisant une pilule contraceptive doivent envisager :

  • d’utiliser également une méthode barrière, comme le préservatif, pendant 4 semaines après la première injection de Mounjaro ;
  • de reprendre cette protection supplémentaire pendant 4 semaines après chaque augmentation de dose ;
  • ou de choisir, avec un professionnel de santé, une méthode contraceptive qui ne se prend pas par voie orale.

Cette précaution est particulièrement importante, car Mounjaro ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.

À retenir : continuez à prendre votre pilule normalement, sauf indication contraire de votre médecin, mais ajoutez des préservatifs pendant les périodes où l’efficacité de la pilule pourrait être réduite.

Pourquoi Mounjaro peut-il réduire l’efficacité de la pilule ?

Mounjaro contient du tirzépatide, une substance qui agit sur les récepteurs du GIP et du GLP-1. Son action contribue notamment à réduire l’appétit, à améliorer le contrôle de la glycémie et à ralentir le passage des aliments de l’estomac vers l’intestin.

Ce ralentissement de la vidange gastrique peut également modifier la vitesse et la quantité avec lesquelles certains médicaments pris par voie orale sont absorbés.

Une étude d’interaction a évalué une pilule combinée contenant de l’éthinylestradiol et du norgestimate administrée avec une dose unique de 5 mg de tirzépatide. Les concentrations maximales des hormones contraceptives ont diminué et leur absorption a été retardée. Selon le résumé des caractéristiques du produit, une diminution de l’efficacité contraceptive ne peut donc pas être exclue, en particulier chez les femmes en situation de surpoids ou d’obésité. Résumé des caractéristiques de Mounjaro

L’effet du tirzépatide sur la vidange gastrique est généralement plus marqué au début du traitement et après une augmentation de dose. C’est la raison pour laquelle les précautions supplémentaires sont recommandées pendant des périodes précises.

Combien de temps faut-il utiliser des préservatifs ?

Si vous prenez une pilule contraceptive, utilisez une méthode barrière, comme des préservatifs :

Situation Durée de la protection supplémentaire
Début du traitement par Mounjaro 4 semaines
Passage à une dose plus élevée 4 semaines après chaque augmentation
Vomissements ou diarrhée importante Selon les règles applicables à votre pilule
Passage d’un autre traitement GLP-1 à Mounjaro 4 semaines après le passage à Mounjaro

Cette protection vient en complément de la pilule. Vous devez donc continuer à prendre votre contraception orale conformément à sa notice et aux instructions de votre médecin.

Si les doses de Mounjaro sont augmentées plusieurs fois, une nouvelle période de quatre semaines commence après chaque augmentation. Cela peut par exemple concerner le passage de 2,5 mg à 5 mg, puis de 5 mg à 7,5 mg.

La notice de Mounjaro recommande également d’envisager une méthode contraceptive non orale pendant le traitement. Notice de Mounjaro KwikPen

Cette précaution concerne-t-elle toutes les pilules ?

La recommandation concerne les contraceptifs pris par voie orale, notamment :

  • la pilule combinée contenant un œstrogène et un progestatif ;
  • la pilule uniquement progestative, également appelée micropilule ou minipilule.

Le risque précis peut varier selon la composition de la pilule et le délai autorisé en cas d’oubli. Certaines pilules doivent être prises dans une plage horaire plus stricte que d’autres.

Il est donc important de vérifier la notice de votre contraception et de demander conseil à votre médecin, sage-femme ou pharmacien. Ne changez pas de pilule et ne l’arrêtez pas de votre propre initiative.

Quelles contraceptions ne sont pas affectées par Mounjaro ?

Les méthodes contraceptives qui ne passent pas par l’estomac ne devraient pas être affectées par le ralentissement de la vidange gastrique.

Cela comprend notamment :

  • le dispositif intra-utérin au cuivre ;
  • le système intra-utérin hormonal ;
  • l’implant contraceptif ;
  • l’injection contraceptive ;
  • le patch contraceptif ;
  • l’anneau vaginal.

Ces méthodes ne nécessitent généralement pas de protection supplémentaire du seul fait de l’utilisation de Mounjaro. Leur adéquation dépend toutefois de votre état de santé, de vos préférences et de vos éventuels facteurs de risque.

Un professionnel de santé pourra vous aider à déterminer si le passage à une méthode non orale est pertinent, notamment lorsque plusieurs augmentations successives de Mounjaro sont prévues.

Que faire en cas de vomissements ou de diarrhée ?

Les nausées, les vomissements et la diarrhée font partie des effets indésirables digestifs fréquemment rapportés avec Mounjaro. Ces symptômes peuvent eux aussi diminuer l’absorption de la pilule.

Si vous vomissez peu de temps après avoir pris votre pilule, celle-ci peut ne pas avoir été complètement absorbée. Une diarrhée sévère ou prolongée peut produire le même effet.

Dans cette situation :

  1. Consultez la notice de votre pilule.
  2. Suivez les instructions prévues en cas de pilule oubliée ou mal absorbée.
  3. Continuez à prendre les comprimés suivants au moment habituel.
  4. Utilisez des préservatifs pendant la durée indiquée dans la notice.
  5. Demandez conseil à un pharmacien, une sage-femme ou un médecin en cas de doute.

Les recommandations exactes peuvent varier selon la pilule. À titre général, les recommandations spécialisées conseillent de suivre les règles applicables aux oublis en cas de vomissement dans les trois heures suivant la prise ou de diarrhée sévère pendant plus de 24 heures. Recommandations sur les agonistes du GLP-1 et la contraception

Que faire après un rapport non protégé ?

Si vous avez eu un rapport sans protection supplémentaire au cours des quatre semaines suivant le début de Mounjaro ou une augmentation de dose, demandez rapidement conseil à un pharmacien, un médecin ou une sage-femme.

Précisez impérativement :

  • que vous utilisez Mounjaro ;
  • la date de votre dernière injection ;
  • la dose administrée ;
  • la date du début du traitement ou de l’augmentation ;
  • le nom de votre pilule ;
  • la date du rapport concerné ;
  • la présence éventuelle de vomissements ou de diarrhée.

On ne sait pas encore avec certitude dans quelle mesure le ralentissement gastrique provoqué par le tirzépatide peut affecter la contraception d’urgence orale. Le dispositif intra-utérin au cuivre constitue une option de contraception d’urgence non orale et n’est pas affecté par la vidange gastrique. Le choix doit cependant être discuté rapidement avec un professionnel de santé.

N’attendez pas l’apparition d’un retard de règles pour demander conseil, car l’efficacité des méthodes de contraception d’urgence dépend du délai dans lequel elles sont utilisées.

Peut-on prendre Mounjaro pendant la grossesse ?

Mounjaro ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Les données disponibles chez la femme enceinte sont insuffisantes pour établir sa sécurité, et des effets sur le développement ont été observés lors d’études réalisées chez l’animal.

Si vous pensez être enceinte pendant le traitement :

  • effectuez un test de grossesse ;
  • contactez rapidement votre médecin ;
  • n’effectuez pas une nouvelle injection avant d’avoir reçu un avis médical ;
  • ne prenez pas seule la décision définitive concernant votre traitement.

L’ANSM et les autorités européennes continuent de surveiller les signalements de grossesse survenant pendant l’utilisation de traitements de cette classe. ANSM – surveillance des analogues du GLP-1

Quand arrêter Mounjaro avant une grossesse planifiée ?

Si vous souhaitez avoir un enfant, parlez-en à votre prescripteur avant d’arrêter votre contraception.

Les recommandations prévoient généralement d’arrêter le tirzépatide au moins un mois avant une grossesse planifiée. Ce délai permet au médicament d’être progressivement éliminé de l’organisme. Informations de sécurité de la MHRA

Le médecin pourra organiser :

  • l’arrêt de Mounjaro ;
  • la poursuite temporaire de la contraception ;
  • l’adaptation d’un éventuel traitement du diabète ;
  • le suivi du poids et de la glycémie ;
  • la préparation médicale de la grossesse.

N’arrêtez pas brutalement un traitement destiné au diabète sans solution de remplacement, car une glycémie insuffisamment contrôlée peut également présenter des risques pendant la grossesse.

Mounjaro annule-t-il complètement l’effet de la pilule ?

Non. Il n’est pas établi que Mounjaro annule systématiquement l’effet de la pilule. Les données disponibles montrent cependant que le tirzépatide peut diminuer et retarder l’absorption de certaines hormones contraceptives.

Comme il n’est pas possible d’exclure une réduction de leur efficacité, les autorités recommandent une protection supplémentaire pendant les périodes les plus à risque.

La bonne formulation est donc la suivante :

Mounjaro ne rend pas nécessairement la pilule inefficace, mais il peut réduire sa fiabilité dans certaines circonstances.

En résumé

Mounjaro est compatible avec une contraception hormonale, mais la pilule nécessite des précautions particulières :

  • continuez à prendre votre pilule normalement ;
  • utilisez des préservatifs pendant quatre semaines après la première dose de Mounjaro ;
  • recommencez cette précaution pendant quatre semaines après chaque augmentation de dose ;
  • appliquez les règles relatives aux pilules oubliées en cas de vomissements ou de diarrhée sévère ;
  • envisagez une contraception non orale avec un professionnel de santé ;
  • demandez rapidement conseil après un rapport non protégé ;
  • n’utilisez pas Mounjaro pendant la grossesse ;
  • arrêtez-le au moins un mois avant une grossesse planifiée, en accord avec votre médecin.

Une consultation médicale permet de vérifier à la fois la pertinence du traitement par Mounjaro et la fiabilité de votre contraception pendant toute la période d’augmentation des doses.


Questions fréquentes

Puis-je continuer ma pilule en commençant Mounjaro ?

Oui. Continuez à la prendre conformément à sa notice, mais utilisez également des préservatifs pendant quatre semaines après le début de Mounjaro et pendant quatre semaines après chaque augmentation de dose.

La pilule du lendemain fonctionne-t-elle avec Mounjaro ?

On ne sait pas encore avec certitude si Mounjaro modifie l’absorption de la contraception d’urgence orale. Consultez rapidement un professionnel de santé et précisez que vous prenez du tirzépatide. Un dispositif intra-utérin au cuivre peut être envisagé dans certaines situations.

Le stérilet est-il compatible avec Mounjaro ?

Oui. Le stérilet au cuivre et le système intra-utérin hormonal ne sont pas absorbés par l’estomac et ne devraient donc pas être affectés par Mounjaro.

L’implant contraceptif est-il compatible avec Mounjaro ?

Oui. L’implant est une méthode non orale et son efficacité ne devrait pas être modifiée par le ralentissement de la vidange gastrique.

Faut-il utiliser des préservatifs pendant tout le traitement ?

Pas nécessairement. La recommandation spécifique concerne les quatre semaines suivant le début du traitement et les quatre semaines suivant chaque augmentation de dose. Des préservatifs peuvent toutefois être nécessaires plus longtemps en cas de vomissements, de diarrhée ou selon l’avis du professionnel de santé.

Que faire si mes règles sont en retard sous Mounjaro ?

Effectuez un test de grossesse et contactez votre médecin si le résultat est positif, incertain ou si le retard persiste. Des changements de poids peuvent aussi modifier le cycle menstruel, mais une grossesse doit d’abord être exclue.

Avertissement médical

Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas une consultation avec un médecin, une sage-femme ou un pharmacien. Ne modifiez ni votre contraception ni votre traitement par Mounjaro sans avis professionnel. En cas de rapport non protégé, de suspicion de grossesse ou de symptômes importants, demandez rapidement un avis médical.

Date de mise à jour : août 2026

Quels traitements existent contre l’obésité en France ?

Quels traitements existent contre l’obésité en France ?

L’obésité est une maladie chronique qui peut nécessiter une prise en charge à long terme. Son traitement ne repose pas uniquement sur la volonté de « manger moins » ou de perdre rapidement du poids.

En France, la prise en charge peut associer modification des habitudes alimentaires, activité physique, accompagnement médical et psychologique, médicaments et, dans certaines situations, chirurgie de l’obésité.

Le traitement proposé dépend notamment de l’indice de masse corporelle (IMC), des éventuelles maladies associées, des traitements déjà essayés et de la situation individuelle du patient.

Depuis 2026, la prise en charge médicamenteuse a également évolué en France, notamment avec le remboursement de Wegovy® et Mounjaro® dans certaines situations bien définies.

Comment l’obésité est-elle prise en charge ?

La première étape consiste généralement à réaliser un bilan avec un professionnel de santé.

Le poids et l’IMC sont importants, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à déterminer la prise en charge.

Le médecin peut notamment prendre en compte :

  • l’évolution du poids ;
  • les habitudes alimentaires ;
  • le niveau d’activité physique et la sédentarité ;
  • les traitements déjà utilisés ;
  • les antécédents médicaux ;
  • les éventuelles complications liées à l’obésité ;
  • le sommeil ;
  • certains facteurs psychologiques ou sociaux.

L’objectif n’est pas uniquement d’obtenir une diminution du chiffre affiché sur la balance. La prise en charge cherche également à améliorer la santé globale et à prévenir ou traiter les complications associées à l’obésité.

1. L’alimentation

L’amélioration des habitudes alimentaires constitue l’un des éléments fondamentaux de la prise en charge.

Cela ne signifie pas nécessairement suivre un régime très restrictif.

L’objectif est plutôt d’adopter progressivement une alimentation adaptée aux besoins de la personne et qui puisse être maintenue dans le temps.

Un médecin ou un diététicien peut notamment aider à identifier les habitudes à modifier et à mettre en place des objectifs réalistes.

Les régimes extrêmement restrictifs ou les méthodes promettant une perte de poids spectaculaire en quelques semaines doivent être considérés avec prudence.

2. L’activité physique et la réduction de la sédentarité

L’activité physique fait également partie du traitement de l’obésité.

Elle peut contribuer à la gestion du poids, mais ses bénéfices dépassent largement la perte de poids : amélioration de la condition physique, de la mobilité et de différents paramètres métaboliques.

L’objectif est généralement d’augmenter progressivement l’activité en fonction des capacités et de l’état de santé de chaque personne.

Il est également important de réduire la sédentarité quotidienne, par exemple en interrompant régulièrement les longues périodes passées assis.

3. L’accompagnement comportemental et psychologique

L’alimentation peut être influencée par de nombreux facteurs : émotions, stress, environnement familial, habitudes acquises, sommeil ou encore événements de vie.

Un accompagnement psychologique ou comportemental peut donc être proposé lorsqu’il est pertinent.

Il ne signifie pas que l’obésité est simplement un problème psychologique. Il s’agit plutôt d’intégrer l’ensemble des facteurs pouvant influencer les comportements alimentaires et la santé.

4. Les médicaments contre l’obésité

Chez certaines personnes, les changements alimentaires et l’activité physique ne suffisent pas à obtenir une amélioration satisfaisante.

Un médecin peut alors envisager un traitement médicamenteux lorsqu’il existe une indication médicale.

Parmi les médicaments indiqués dans la prise en charge de l’obésité figurent notamment certains traitements agissant sur les voies hormonales impliquées dans l’appétit et la satiété.

Wegovy® (sémaglutide)

Wegovy contient du sémaglutide.

Il appartient à la famille des analogues du GLP-1. Son action contribue notamment à réguler l’appétit et la prise alimentaire.

Il est administré par injection sous-cutanée selon un schéma défini médicalement.

Wegovy est indiqué dans le contrôle du poids chez certains adultes souffrant d’obésité ou de surpoids associé à certains problèmes de santé, en complément d’une alimentation adaptée et d’une augmentation de l’activité physique.

En France, la Haute Autorité de Santé positionne Wegovy comme un traitement de seconde intention dans la stratégie thérapeutique de l’obésité pour les patients correspondant aux critères retenus.

Mounjaro® (tirzépatide)

Mounjaro contient du tirzépatide.

Son mécanisme implique les récepteurs du GIP et du GLP-1, deux voies hormonales intervenant notamment dans la régulation métabolique et de l’appétit.

Il est également administré par injection sous-cutanée.

Comme Wegovy, son utilisation dans l’obésité s’intègre dans une prise en charge plus globale comprenant notamment l’alimentation et l’activité physique.

La Haute Autorité de Santé positionne également Mounjaro comme un traitement de seconde intention chez les patients correspondant aux critères médicaux retenus.

Saxenda® (liraglutide)

Saxenda contient du liraglutide, un autre analogue du GLP-1.

Il dispose également d’une indication dans la prise en charge du poids chez certains patients.

Le choix entre les différentes options thérapeutiques ne repose pas simplement sur la comparaison du nombre de kilos susceptibles d’être perdus. Le médecin doit prendre en compte l’indication, les antécédents médicaux, les contre-indications, les effets indésirables potentiels et les autres traitements utilisés.

Wegovy et Mounjaro sont-ils remboursés en France ?

Oui, mais pas pour toutes les personnes auxquelles ces médicaments peuvent être prescrits.

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie dans certaines situations d’obésité et selon un parcours médical encadré.

Les conditions de remboursement sont plus restrictives que les indications générales prévues par leur autorisation de mise sur le marché.

La prise en charge concerne notamment certains adultes présentant une obésité importante et répondant aux critères définis par l’Assurance Maladie.

Elle intervient dans le cadre d’un parcours de soins et après une prise en charge nutritionnelle préalable n’ayant pas permis d’obtenir une perte de poids suffisante.

Un dispositif d’accompagnement à la prescription permet également de vérifier l’éligibilité au remboursement.

Une prescription ne signifie donc pas automatiquement que le médicament sera remboursé.

Les règles pouvant évoluer, il est conseillé de vérifier les conditions actualisées auprès de l’Assurance Maladie et du professionnel de santé.

Ozempic est-il un traitement contre l’obésité ?

Il est important de distinguer Ozempic® et Wegovy®, même s’ils contiennent tous les deux du sémaglutide.

Ils n’ont pas les mêmes indications thérapeutiques.

Ozempic est un médicament utilisé dans le traitement du diabète de type 2. Wegovy est la spécialité contenant du sémaglutide destinée au contrôle du poids chez les patients répondant à ses critères d’utilisation.

La forte popularité des analogues du GLP-1 sur les réseaux sociaux a conduit les autorités françaises à renforcer la surveillance de leur utilisation.

Ces médicaments ne doivent pas être détournés de leur indication dans le seul objectif d’une perte de poids esthétique.

Les médicaments contre l’obésité présentent-ils des effets secondaires ?

Comme tous les médicaments, les traitements utilisés contre l’obésité peuvent provoquer des effets indésirables.

Avec les traitements agissant sur le GLP-1, des troubles digestifs font notamment partie des effets indésirables fréquemment rapportés.

Il existe également des précautions, contre-indications et effets indésirables moins fréquents qui doivent être pris en compte avant et pendant le traitement.

C’est pourquoi ces médicaments nécessitent une prescription et un suivi médical.

Un professionnel de santé doit notamment tenir compte des antécédents médicaux, des autres traitements utilisés et des éventuels facteurs de risque avant de déterminer si un médicament est approprié.

Peut-on acheter un traitement contre l’obésité sur internet ?

La popularité de Wegovy, Mounjaro et d’autres médicaments similaires a entraîné l’apparition d’offres illégales et de produits falsifiés sur internet.

Les autorités sanitaires françaises ont alerté sur les risques liés à l’achat de médicaments présentés comme des analogues du GLP-1 auprès de sources non autorisées.

Un médicament soumis à prescription doit être utilisé dans le cadre d’une prise en charge médicale appropriée.

5. La chirurgie de l’obésité

Pour certaines personnes atteintes d’une obésité sévère ou complexe, une chirurgie bariatrique peut être envisagée.

Il existe différentes interventions chirurgicales permettant de modifier le fonctionnement du système digestif et/ou les quantités alimentaires pouvant être consommées.

La chirurgie n’est cependant pas une solution automatique.

Elle nécessite une évaluation spécialisée, une préparation avant l’intervention et un suivi médical et nutritionnel à long terme.

La décision dépend notamment du degré d’obésité, des maladies associées, des traitements déjà entrepris et de la situation individuelle.

Quel est le meilleur traitement contre l’obésité ?

Il n’existe pas un traitement qui soit le meilleur pour tout le monde.

Une personne peut bénéficier principalement d’un accompagnement nutritionnel et d’une augmentation de l’activité physique, tandis qu’une autre peut avoir besoin d’une prise en charge multidisciplinaire plus importante.

Dans certaines situations, un médicament peut être envisagé. Dans d’autres, une chirurgie peut être discutée.

Le choix doit donc être individualisé avec un professionnel de santé.

Quand consulter ?

Il peut être utile d’en parler à un médecin lorsque le poids affecte votre santé, votre mobilité ou votre qualité de vie, ou lorsque les démarches entreprises jusque-là ne donnent pas les résultats attendus.

Une consultation permet notamment d’évaluer l’IMC, les éventuelles complications et les facteurs susceptibles d’influencer le poids.

Elle permet également de déterminer si une prise en charge nutritionnelle, un accompagnement spécialisé ou un autre traitement doit être envisagé.

Questions fréquentes

Existe-t-il des médicaments efficaces contre l’obésité en France ?

Oui. Plusieurs médicaments disposent d’une indication dans la prise en charge du poids, notamment Wegovy, Mounjaro et Saxenda. Ils ne conviennent cependant pas à tout le monde et doivent être prescrits dans le cadre d’une prise en charge médicale.

Mounjaro est-il disponible pour l’obésité en France ?

Le tirzépatide (Mounjaro) dispose d’une indication dans la prise en charge du poids chez certains patients. Depuis juin 2026, une prise en charge par l’Assurance Maladie est également possible dans certaines situations répondant à des critères précis.

Wegovy est-il remboursé en France ?

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy peut être remboursé dans certaines situations définies par l’Assurance Maladie. Tous les patients auxquels Wegovy peut être prescrit ne sont donc pas nécessairement éligibles au remboursement.

Peut-on utiliser Ozempic simplement pour maigrir ?

Ozempic est indiqué dans le traitement du diabète de type 2 et ne doit pas être présenté comme un médicament destiné à une perte de poids esthétique. Pour l’obésité, d’autres spécialités disposent d’indications spécifiques.

Faut-il obligatoirement prendre des médicaments en cas d’obésité ?

Non. Les médicaments ne constituent qu’une possibilité parmi plusieurs. Leur utilisation dépend de la situation médicale individuelle et intervient dans le cadre d’une prise en charge globale.

À retenir

La prise en charge de l’obésité en France repose sur une stratégie personnalisée et généralement progressive.

L’alimentation, l’activité physique et la réduction de la sédentarité restent des éléments essentiels. Un accompagnement psychologique peut également être utile dans certaines situations.

Lorsque cela est médicalement justifié, des traitements comme Wegovy ou Mounjaro peuvent être envisagés. Depuis juin 2026, ils peuvent également être remboursés dans certaines situations strictement encadrées.

Pour les formes d’obésité nécessitant une prise en charge plus spécialisée, la chirurgie bariatrique peut également constituer une option.

Le choix du traitement doit toujours être adapté à la situation de chaque patient et discuté avec un professionnel de santé.

Sources et références médicales

  • Assurance Maladie (ameli.fr) — Obésité : de nouveaux médicaments peuvent être pris en charge dans des conditions encadrées, 16 juin 2026.
  • Assurance Maladie (ameli.fr) — Obésité de l’adulte : suivi, médicaments et chirurgie.
  • Haute Autorité de Santé (HAS) — recommandations et avis concernant Wegovy (sémaglutide) dans l’obésité.
  • Haute Autorité de Santé (HAS) — avis concernant Mounjaro (tirzépatide) dans l’obésité.
  • ANSM — informations de sécurité concernant les analogues du GLP-1 et leur utilisation dans le traitement de l’obésité.

Information médicale : cet article fournit des informations générales et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou une prescription par un professionnel de santé.